Séminaire du LMI : comprendre le quotidien des jeunes pour imaginer les mobilités de demain

Aller à la rencontre des jeunes pour mieux comprendre leurs pratiques et leurs besoins en matière de mobilité : c’était l’objectif du troisième séminaire en immersion du LMI, organisé le 24 septembre 2026 à L’Industreet, le centre de formation de la Fondation TotalEnergies. Une journée d’échanges pour écouter leurs expériences et nourrir les réflexions du Laboratoire sur les mobilités de demain.
Une journée en immersion à L’Industreet
Le LMI a été accueilli par Olivier Riboud, directeur de L’Industreet. Créée par la Fondation TotalEnergies, L’Industreet accompagne des jeunes de 18 à 29 ans en Île-de-France, notamment ceux qui sont éloignés de l’emploi ou du système scolaire, et les forme à différents métiers de l’industrie.
Francis Demoz, délégué général du LMI, a ensuite introduit la journée et rappelé l’objectif de ce troisième séminaire en immersion. : aller à la rencontre des publics concernés par les enjeux de mobilité pour mieux comprendre leurs réalités et nourrir les travaux du Laboratoire.
La journée s’est articulée autour de plusieurs temps d’échange, en binômes et en groupes.
Pour commencer, les participants ont fait connaissance à travers une activité simple : chacun a choisi une carte qui le représentait et a expliqué son choix.
Partir des expériences vécues
Les échanges se sont ensuite concentrés sur une question simple : comment les jeunes vivent-ils leur mobilité au quotidien ?
Cette première partie de travail et les discussions ont révélé plusieurs difficultés : le coût des transports, les temps de trajet parfois très longs, l’accès aux transports, leur confort ou encore le sentiment d’insécurité.
Le coût peut aussi conduire à renoncer à certains déplacements, notamment pour les loisirs. Les aides et les dispositifs d’accompagnement sont alors importants, mais encore faut-il les connaître et savoir comment y accéder.
Les échanges ont également montré que la mobilité peut peser sur les choix de formation ou de stage. La possibilité de rejoindre facilement un lieu peut devenir un critère dans le choix d’une opportunité.
Au fil des discussions, une question plus large s’est posée : pourquoi se déplace-t-on ? La mobilité est-elle toujours choisie ou peut-elle parfois être subie ? Les échanges ont permis de constater que, même dans une région disposant d’une offre importante de transports, les difficultés de déplacement restent bien réelles.
« Quand on veut, on ne peut pas toujours »
La réflexion s’est poursuivie avec l’intervention de Gérard Hernja, docteur en sciences de l’éducation, autour des mobilités des jeunes.
Les discussions ont permis d’interroger ce que signifie réellement « être mobile ». Comment apprendre à se déplacer ? Pourquoi se déplace-t-on ? Et avec qui ?
Les apprenants de l’Industreet ont également partagé leurs interrogations face à l’augmentation du coût des déplacements, du carburant ou du stationnement et aux difficultés que cela peut entraîner dans leur quotidien.
Imaginer la mobilité de demain
Après avoir partagé leurs expériences, les participants ont été invités à se projeter et à imaginer leur mobilité idéale.
Réunis en groupes, jeunes et membres du LMI ont dessiné ensemble leur vision de la mobilité de demain. Une manière de partir des difficultés rencontrées aujourd’hui pour réfléchir collectivement aux solutions et aux aspirations pour demain.
Plusieurs idées communes se sont dégagées. Toutes les tables ont imaginé un futur sans pétrole, porté par des énergies renouvelables comme le soleil et le vent. Les transports montent dans les airs, avec des téléphériques, des trains et des bus volants, ou passent sous terre avec des trams et des « pods » qui s’assemblent. Le sol est ainsi rendu aux piétons, au vélo et à la nature.
La voiture individuelle disparaît presque partout, remplacée par le covoiturage, les véhicules partagés ou autonomes. Certains groupes ont laissé libre cours à leur imagination, avec des capsules à 1 000 km/h, des exosquelettes rangés dans le placard ou encore des chaussures permettant de marcher sur les murs.
D’autres ont choisi de repenser plus largement l’organisation de la ville. Une ville-ruche où chaque quartier rassemble travail, écoles et commerces, ou encore une ville organisée autour de son fleuve et d’un jardin partagé.
Un groupe a posé une question plus fondamentale : faut-il vraiment se déplacer autant ? Une réflexion qui invite à passer d’une mobilité pensée à l’échelle individuelle à une approche plus collective : travailler plus près de chez soi, rapprocher les services et ne pas faire de la mobilité le seul modèle de réussite.
Une immersion au cœur de L’Industreet
Le séminaire s’est poursuivi par une visite de L’Industreet. Les membres du LMI ont pu découvrir les formations, les ateliers et le parcours proposé aux jeunes.
Cette immersion a permis de mieux comprendre l’environnement dans lequel évoluent les apprenants et de replacer les questions de mobilité dans leurs parcours de formation et d’insertion professionnelle.
En fin de journée, chacun a à choisi une carte pour exprimer ce qu’il retenait de cette expérience. Ce dernier temps a donné l’occasion de revenir sur les principaux enseignements de la rencontre.
En allant à la rencontre des jeunes de L’Industreet, le LMI poursuit son travail au plus près des réalités vécues. Les échanges et les témoignages recueillis font désormais l’objet d’un travail de restitution et d’analyse, afin d’en tirer des enseignements utiles au Laboratoire sur les mobilités de demain.









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